Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature

 

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Lélex: pas de nouveau centre de vacances au bord de la Valserine

La Justice met fin au projet touristique contesté par la FRAPNA

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Les travaux de 2010 sont malheureusement toujours visibles. crédit : Frapna Ain

Il n’y aura pas de centre de soin par les plantes sur les bords de la Valserine à Lélex. Du moins, pas sous la forme du projet porté par la société Phytolex. C’est ce que vient de décider le Tribunal administratif de Lyon qui, à la demande de la FRAPNA Ain, a annulé l’autorisation préfectorale délivrée au titre de la loi sur l’eau. Le Tribunal a jugé que la société Phytolex et le préfet de l’Ain avaient sous-estimés la superficie de la zone humide remblayée par le projet immobilier, et n’avaient donc pas prévu suffisamment de mesures pour compenser cette destruction.

Cela fait plus de dix ans que la FRAPNA Ain suit ce projet de centre de soins à Lélex. L’association a d’abord accompagné la société Phytolex (alors appelée Phytofrance) à partir de 2005 et lui a proposé, lors de plusieurs rencontres, des alternatives de nature à minimiser l’impact environnemental du projet sur le milieu naturel, et notamment sur la zone humide qui se trouve le long de la Valserine. Malgré les engagements de ses dirigeants, la société Phytolex a débuté des travaux d’aménagement en 2010 qui ont eu pour conséquence immédiate la destruction de plus d’un hectare de zone humide. La FRAPNA Ain a donc porté plainte contre Phytolex, plainte qui laissera un goût amer à l’association puisqu’elle ne débouchera sur aucune suite favorable. Cette plainte aura cependant eu le mérite de remettre Phytolex et les services de l’Etat autour de la table (sans la FRAPNA). A la suite de ces discussions, Phytolex fut autorisée en 2015 à détruire 6'000 m² de zone humide. C’est cette superficie que la FRAPNA contestait devant le tribunal administratif puisqu’elle estimait que la surface détruite était largement supérieure à 20'000 m².

La FRAPNA n’est pas opposée à la construction d’un centre de remise en forme à Lélex, mais elle ne peut accepter qu’un tel projet s’implante dans une zone humide alors que d’autres solutions foncières existent sur la commune.

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