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Sonneurs à l’Etournel

logo-CNR-bigSuivi des populations de sonneurs a ventre jaune zone de l'etournel avant pendant et apres les chasses suisses de verbois

Année : 2012

Le barrage Suisse de Verbois, suite à neuf années d’accumulation de sédiments, s’est vu dans l’obligation de réaliser une vidange pour prévenir de potentielles inondations du bassin de vie genevois.

Cette vidange sur le Rhône en aval immédiat du lac Léman se répercute sur le fleuve Rhône et ses annexes, avec des impacts potentiellement très important pour la biodiversité.

[en savoir plus sur les chasses et la position de la FRAPNA, voir ...]

Un groupe de travail a été mis en place pour identifié les enjeux du territoire au vu des potentiels impacts des chasses. L'association Lo Parvi du Nord Isère, présente dans ce groupe de travail, et ayant connaissance de l’étude menée par la FRAPNA Ain sur le sonneur à ventre jaune sur le site de l'Etournel, pour le compte du PNR du Haut-Jura en 2003 [lien vers le diagnostic], a proposé que soit réalisé un suivi de la population de cette espèce, durant, pendant et après les chasses sur le site.

La présence d'une population de sonneurs a été confirmée sur le site Natura 2000 de l’Etournel sur la rive droite du Rhône à proximité du bois « Les Marais » (Ain). Peu d’individus ont été contactés, mais au vu des résultats de 2003, cette population paraît se maintenir.

Deux autres observations ont été réalisées lors de la préparation des chasses (niveau bas du Rhône), au sud de la voie ferrée, par un naturaliste régulièrement présent sur le site, et par la Frapna Ain. C'était la première fois que le sonneur était contacté de ce côté de la voie ferrée.

Lors de la préparation des chasses, le niveau d'eau très bas (niveau originel du Rhône) a permis de découvrir des micro-zones humides dans les bras annexes, au nord du Rhône. Ces milieux sont propices à la reproduction du sonneur, et il est fort probable que celui-ci ait profité de la baisse du niveau d'eau pour explorer de nouveaux territoires. Au contraire, le retour du fleuve à son niveau habituel peu de temps après a détruit ces zones propices et probablement aussi les individus de sonneurs présents. Ainsi, les chasses ont pu avoir un impact sur la population de sonneurs à ventre jaune.