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Une stagiaire pour les Corridors Biologiques

Dans le cadre du schéma régional de cohérence écologique (SRCE), Gwenaëlle Klimenko, stagiaire à la FRAPNA Ain, est chargée de travailler sur les corridors biologiques à l’échelle communale (choix du territoire d’étude en cours), dans le cadre de la révision des documents d’urbanisme, pour une durée de 5 mois depuis le 30 mars. Explication de son travail !

 

 

Les corridors biologiques ou est-ce que la libellule peut circuler librement ?

Le corridor biologique (ou écologique, signification semblable) est une voie de déplacement empruntée par la faune et la flore, qui relie les réservoirs de biodiversité entre eux. La trame verte et bleue, ensemble des continuités écologiques à l’échelle nationale, est un outil d’aménagement des territoires qui inscrit la préservation de la biodiversité dans les décisions. Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) pour la région Rhône Alpes (validé au mois de juillet 2014), a délivré un diagnostic, des cartographies et a notamment identifié des secteurs prioritaires au sein de la région. A terme, les documents d’urbanisme doivent prendre en compte les orientations du SRCE.

C’est précisément ce sur quoi Gwenaëlle travaille. A l’échelle de l’Ain, elle a étudié les communes qui sont incluses dans les secteurs 1 et 2 mais également aussi où les documents d’urbanisme communaux sont en révision. En effet, à terme, ces documents doivent prendre en compte les corridors biologiques, au niveau de leur protection mais aussi du zonage. Dans ce cadre, lorsque le territoire d’étude sera définit, elle pourra identifier les corridors biologiques et porter un diagnostic en vue de les proposer dans le zonage du document d’urbanisme. De plus, elle proposera des actions respectueuses de l’environnement si les fonctionnalités de ces corridors doivent être restaurées. Lorsque ce travail sera réalisé, elle pourra participer à des réunions afin d’échanger avec les élus et les habitants sur ce large sujet. La sensibilisation est primordiale afin que la connaissance puisse être diffusée entre les acteurs locaux. Ainsi, mieux prendre en compte les liaisons qu’utilisent les espèces et les populations pour se déplacer dans le paysage est nécessaire dans l’aménagement de nos territoires

 

La Libellule à quatre points, l’une des nombreuses espèces qui utilise les corridors biologiques (photo : Rémi Rufer, 2004)