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Bény: une atteinte à la nature et au travail de la FRAPNA

En février dernier, la destruction d'une haie a été signalée à la FRAPNA. Celle-ci est identifiée dans le PLU de Bény...

HaieBENY

La FRAPNA Ain a participé activement à la révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Bény en 2009-2010 en réalisant le diagnostic de la biodiversité et des corridors de la commune. Dans le document rendu à la commune le 28 juin 2010, les haies sont signalées à plusieurs reprises comme représentant des éléments caractéristiques du paysage bocager de la commune. Leur forte valeur écologique est mentionnée. L'enjeu lié à leur préservation est clairement précisé par la FRAPNA. Le PLU, approuvé en 2013, tient compte de ces recommandations en identifiant de nombreuses haies pour lesquelles une déclaration préalable à la coupe et une obligation de replantation sont imposées.
En février dernier, la destruction d'une haie a été signalée à la FRAPNA. Celle-ci est identifiée dans le PLU de Bény comme devant faire l'objet d'une déclaration préalable et d'une replantation en cas de coupe. La FRAPNA a donc signalé cette destruction au maire par téléphone puis un courrier a été envoyé à la commune. Une rencontre entre le maire de Bény et la FRAPNA a eu lieu début mars. Fin mars le maire a rencontré la personne qui a arraché la haie. Cette dernière s'est engagée à la remplacer et a annoncé avoir déjà commencé les replantations. Début avril aucune replantation n'était visible... La FRAPNA a alors demandé oralement au maire d'intervenir pour que la personne s'engage par écrit à replanter cette haie, ce que l'élu a refusé.
L'enjeu pour la FRAPNA est important car, en plus d'être une atteinte au milieu naturel en contravention avec la Loi, il s'agit d'une atteinte portée au travail réalisé par la FRAPNA Ain dans le cadre du diagnostic écologique réalisé en 2009-2010.
Fin avril la FRAPNA a donc demandé officiellement au maire de lui faire parvenir un engagement écrit de la personne qui a arraché la haie. Le courrier rappelle également à l'élu que le code de l'urbanisme oblige le maire qui a connaissance d'une infraction aux règles d'urbanisme à verbaliser le responsable de cette atteinte.

La commune a deux mois pour répondre.